Messes clandestines durant la révolution


On donne le nom de Clergé réfractaire ou d'Insermentés aux ecclésiastiques hostiles à la Constitution civile du clergé lors de la révolution française. Une part d'entre eux fut exilée, massacrée ou déportée ; de nombreux autres entrèrent dans la clandestinité, pour continuer d'assurer, autant que possible, leur apostolat. 

Jean BUCHET était l’un d’entre eux.

 

Jean Buchet, né au May sur Evre le 28 mars 1764, devient vicaire de la paroisse de La Séguinière en 1790. Malheureusement dans les mois qui suivent il entre en clandestinité. En effet les prêtres réfractaires sont l'objet d'une sévère répression, notamment sous la terreur. C’est donc caché dans des fermes ou dans  les recoins servant de lieux surs que ce malheureux prêtre survit. L’histoire raconte qu’une cavité creusé dans le mur épais au-dessus de la porte de l’ancien patronage lui à servi de refuge.

Tant bien que mal il dit la messe. Les lieux sont secrets et les messes difficiles à organiser. Des fermes,  des endroits isolés, et bien sur les 3 chênes sont ses lieux de rendez-vous pendant presque 10 ans.

Le concordat de 1801 fait cessé la traque et Jean Buchet revient dans son église ou il devient officiellement  curé de celle-ci en 1803 et ce jusqu’à sa mort. Il décède à la Séguinière le 22 janvier 1836 à 71 ans.

Les 3 chênes du Moulinard existent toujours à La Séguinière. Ils s’élancent  majestueusement, rappelant encore aujourd’hui que leurs vastes ramures ont abrité des messes clandestines.

 Toutefois ils ne sont pas les seuls à honorer cet homme. En effet Un vitrail de l’église de La Séguinière retrace l’histoire de cet homme de foi.