Eglise Notre Dame de l'Assomption


Jadis située à l’intérieur des remparts de l’ancienne châtellenie fortifiée de la Séguinière, Cette église n’a plus aucun vestige du XI siècle, mais elle est actuellement  un heureux mélange des XVI et XIX siècles… En effet, Charles du Plessis, Seigneur de la Bourgonnière de la Chaperonnière issu du Plessis Moustellier, était au milieu du XVI siècle, Seigneur de la Séguinière et de St André de la Marche. C’est vraisemblablement à lui que l’on doit la reconstruction de l’église. En de nombreux endroits de cet édifice, il a frappé ses armoiries accolées à celles de sa femme Louise de Montfaucon St Mesmin.

 

 

L’empreinte de la Renaissance fait l’intérêt majeur de cette église, avec une héraldique extrêmement riche (clefs de voûtes et de voutins) et surtout deux très belles travées latérales  avec des arcs, des rosaces, clefs pendantes et des toupies en granit de qualité rarissime.  Incendiée en 1590 lors du siège de la Séguinière, où se confrontèrent les ligueurs et les huguenots, les voûtes en pierre de la grande nef ont dû s’écrouler ; elles furent remplacées par une charpente en bois sculptée (malheureusement encore cachée aujourd’hui). Entre 1850 et 1860, cet édifice qui avait échappé à la révolution, fut agrandi vers l’est par trois travées hautes et trois absides dans le style néogothique. Heureusement que les bâtisseurs de ce temps eurent l’idée  de monter ces murs sur des piliers et des arcs en granit de même style  et de même facture que ceux de la Renaissance, ce qui intérieurement donne à l’édifice une réelle unité. 

 

 

C’est à cette même époque que furent détruits (hélas !) la remarquable chapelle d’enfeu des anciens Seigneurs de la Séguinière (Du Plessis  puis de Beauvau) ainsi que le retable renaissance dédié au patron secondaire de la paroisse, Saint Hubert, d’où une peinture monumentale de cette époque représentant cet ancien retable.

L’édifice a miraculeusement échappé aux destructions de la Révolution et à celles qu’entraîna la mode néogothique de la fin du XIXe siècle. Les parties les plus anciennes sont conservées dans la nef à la charpente de bois, notamment dans le bas-côté sud dont les voûtes sont ornées de remarquables nervures et pendentifs taillés dans le granit. On y trouve également un retable polychrome transformé au XIXe siècle et un grand tableau dédiés à saint Hubert, dont la relique d’un doigt était autrefois vénérée en ce lieu. 

 

L’église de La Séguinière vaut également la visite pour son patrimoine verrier réalisé par Bordereau dans les années 1953-1955, très largement consacré à la vie du Père de Montfort et aux Guerres de Vendée. Louis-Marie Grignion de Montfort est venue en effet à deux reprises dans la paroisse.